Lundi 29 octobre 2007

Il y a des montagnes de raisons, toutes plus valables les unes que les autres, de mettre l’enfant devant sur les genoux d’un adulte :

-         Le pauvre, assis seul derrière, il pleure, je dois le consoler.

-         Ma voiture est une voiture de fonction, elle n’a que des places avant. (On n’a pas le droit de transporter sa famille dans une voiture de travail, ah bon ?)

-         Avec ce déménagement, nous avons tellement de bric à brac à transporter aujourd’hui qu’il n’y a pas un millimètre. On ne pourrait même pas une mouche à l’arrière.

-         Nous n’allons pas loin du tout, juste quelques mètres, ou kilomètres, et il n’y a aucun danger sur ce trajet, je prends souvent cette route, je la connais bien.

Le risque théorique: c’est qu’il soit projeté  dans le pare brise.

Ah, oui, euh… , je le sais, j’ai vu ça aux info un soir…

Mais, franchement, conscient de ce danger, je le tiens tellement serré contre moi, vraiment rien ne peut lui arriver. D’autant que mon mari conduit très prudemment. Même si je sais confusément, ou j’ai déjà entendu dire que la majorité des accidents se produisent dans un périmètre de quelques kilomètres autour du domicile, à nous, il ne nous est jamais rien arrivé, et je ne vois pas pourquoi, justement, cela se produirait aujourd’hui… Attendez, tout de même, nous ne sommes pas inconscients. Nous ne circulons qu’en ville. Pas question d’aller sur une autoroute avec l’enfant devant ! A la limite, de toutes façons, comme nous n’allons pas vite, même s’il tape un peu sur le pare-brise, il ne pourrait vraiment pas se faire mal, encore moins passer à travers. 

 

Tous ces gens sont tellement convaincus de l’invulnérabilité de la structure métallique et de la souplesse de l’enfant en cas de choc….

par ML publié dans : réflexion du jour
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Lundi 29 octobre 2007

* le monsieur : moi, avec mon mètre80, tassé comme une sardine dans sa boite, avec les genoux repliés dans le sternum, bloqués contre le siège avant, je ne vois guère comment je pourrais
bouger d’un millimètre en cas de choc. Mes jambes risquent tout au plus de se prendre un ressort du siège avant, mais la ceinture n’y changerait rien. Quant à mes cervicales et ma cage thoracique, je vous assure que je suis bien fixé par les jambes, aucun danger.

 

* La dame : moi, je suis raisonnable, je ne me suis pas mise devant avec le bébé. Alors, à l’arrière,  avec en plus le bébé dans les bras, c’est exactement pareil que pour le monsieur, mon voisin, je suis tassée comme une sardine en boite. Et chacun sait parfaitement que rien ne bouge dans une boite de sardine, même si elle tombe (fermée, bien sur !). Par conséquent, je considère que nous ne risquons absolument aucun danger, à l’arrière sans ceinture.

 

* Les enfants :

-  les attacher sur une si courte distance, uniquement pour les emmener à l’école ? Mais, je connais le trajet par cœur, il n’y a aucun danger…

- Les ligoter ainsi alors qu’on a 900 kilomètres à avaler dans la journée !? Mais vous ne vous rendez pas compte, ils deviendraient enragés s’ils ne peuvent pas bouger librement pour jouer. D’autant que, sur l’autoroute, les accidents sont plus rares, il n’y a donc aucun véritable danger.

par ML publié dans : profils d'automobilistes
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Samedi 6 octobre 2007

Il est incontestablement plus sage de se contenter de moyens détournés pour signaler son exaspération. Un simple geste, réalisé facilement au moyen d’un doigt ou d’un bras, est assez largement répandu. Mouvement ample et gracieux de l’avant-bras, assez facile à faire, dont la signification est immédiatement connue de celui à qui il est adressé, ce geste contribue dans un nombre non négligeable de cas à attiser le feu dans la  voiture de derrière. On ne sait vraiment pas pourquoi, mais ce mouvement semble apparaître très indigeste à certains. Alors même que c’est eux qui ont commencé les hostilités en klaxonnant. Ce geste est particulièrement si son auteur est une femme, et que le mouvement s’adressé à un macho ou à un livreur pressé (presque synonyme d’ailleurs !). L’homme macho et pressé, en effet, considère qu’il est absolument intolérable, qu’en plus de le ralentir, on lui signifie d’aller se faire voir…  sa sortie intempestive de voiture est alors un évènement hautement prévisible, injures voire  agressions physiques ne restent pas au garage ! Ne pas oublier de fermer rapidement la porte de la voiture à clé dès que l’on voit un excité jaillir de sa voiture pour faire la loi par ses propres méthodes. Il essaye dans un premier mouvement, bien sur, d’ouvrir la porte que l’agressé a eu la sagesse de boucler à clé. Cette solution impossible l’obligeant à modifier sa tactique d’attaque, il se rabat sur une alternative tout aussi aléatoire. Le coup de poing sur la vitre est alors une parade (nuptiale ?) utilisée en seconde intention par ce genre de charlatan hargneux..  C’est stressant pour celui qui est dans la voiture, mais si la vitre ne cède pas, tant mieux, on est quitte pour une grosse frayeur ! Les jours de chance, l’intensité du mouvement est telle que le casseur lui-même explose ses propres les doigts ! Tant mieux, au moins le voila calmé… et vous réconforté : il y a au moins une justice en ce bas côté.

Et s’il a abimé la carrosserie, on peut toujours se consoler en se disant : je préfère qu’il ait abimé ma tôle que ma gueule…

 

Revenons à notre indigeste geste déclencheur. Pourquoi tant de haine ? Ce mouvement (simple) traduit une vérité (simple aussi) : le harcelé est lui aussi dans sa voiture pour se rendre d’un point à un autre au plus vite, en évitant de perdre son temps ; en règle générale, et sans aucune exception, la quasi-totalité de ceux qui sont bloqués dans l’encombrement, sont en train de prendre du retard, et estiment sincèrement que leur temps personnel est plus précieux que celui des autres. Le pauvre conducteur qui se retrouve klaxonné pour son arrêt  n’est donc pas content, et  il a alors légitimement prétention à rejeter avec énergie sa situation de bouc émissaire. La raison pour laquelle il n’avance pas est exactement la même que celle qui coince les autres. Souvent, même, le harceleur n’a pas remarqué  la cause de l’arrêt. Il s’énerve seulement parce qu’il ne comprend rien à cet xième motif de retard interférant avec son horaire prévu.  Bien que tous soient embarqués dans le même bateau, ce n’est pas la solidarité qui prime dans les encombrements. Dès qu’un humain se met au volant, devient-il un homme « différent », un être au comportement très primaire d’agression ou de fuite ? En tous cas, en cas d’insistance, la pression peut rapidement devenir intolérable. Les 2 conducteurs se sentent injustement agressés, celui qui avance et celui qui n’avance pas !


par ML publié dans : profils d'automobilistes
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Samedi 22 septembre 2007

Reconnaissons-le : certains coups de klaxon sont justifiés…

- A la fin d’un feu rouge un peu prolongé, par exemple, un petit réveil sonore émis par la voiture de derrière et qui fait sursauter est utile pour sortir d’un rêve, d’une torpeur, ou d’une activité dans lequel ce temps de pause nous avait plongés. Un court instant, on s’était senti seul sur la route !

- Le klaxon vraiment à propos permet d’éviter un accident. Les moments de sérénité ne surviennent pas qu’à l’arrêt ! L’esprit accaparé par la conduite et l’objectif,  il arrive qu’on prenne hâtivement une option de changement de direction, ne tenant absolument aucun compte de la présence d’autres voitures. Heureusement, elles trompettent alors pour rappeler la réalité à votre bon souvenir. Pas plus mal, ce son bien placé est souvent salutaire, et évite la tôle froissée !

- Il y a aussi des pin-pon presque acceptables. Ceux du gars exaspéré parce que tu te traînes alors que tu as forcé une priorité douteuse, ou lorsque tu t’es infiltré de force dans la circulation en sortant d’une place de stationnement (normalement non prioritaire !)

- Mais, le plus souvent, la voiture qui te suit klaxonne parce que tu n’avances pas… alors même qu’il est totalement impossible d’avancer, sauf à rouler sur le toit de la voiture de devant, bloquée elle aussi ! Ce cas là est particulièrement horripilant : être pris pour un ectoplasme, hué de coups de sonnerie et d’éclairs de phare itératifs, alors que l’on se sait non responsable et non coupable, sans aucune solution à proposer.

En réponse à ces invectives, une option serait de descendre de la voiture pour aller s’expliquer avec le harceleur. Opération généralement inadéquate, mauvais choix dans une telle situation.  Crois tu sincèrement pouvoir assurer à cet énervé, avec une voix de tonalité égale, absolument calme et sereine, que tu ne maîtrises pas plus que lui la raison de son mécontentement. Puis tu rajouteras, toujours d’un ton uni et aérien que vos aspirations sont les mêmes. Toi aussi tu es logiquement dans ta voiture pour te rendre le plus rapidement possible à destination, vos intérêts coïncident donc à cent pour cent, et perdre le moins de temps possible t’intéresserait également… Evidemment, si tu prends la peine de sortir de ta voiture pour ce genre d’explication, le calme ne dure pas longtemps, la mayonnaise monte facilement et vite, ce n’est pas une de celles que l’on rate. 
suite ... demain

par ML publié dans : profils d'automobilistes
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Mercredi 11 juillet 2007
Avec 137 094 procédures, la conduite sous l'emprise de l'alcool est restée en 2006 le principal motif de suspension administrative du permis de conduire (81% des cas). En hausse de 6% par rapport à 2005 selon les chiffres du ministère de l'intérieur.

Le nombre de retraits de permis pour excès de vitesse a en revanche diminué de 2%, pour atteindre 29 789.

La conduite sous l'influence de produits stupéfiants a, pour sa part , entrainé 2483 suspensions administratives, contre 2083 en 2005 et 789 en 2004.


Source: Quotidien du Médecin juillet 2007
par ML publié dans : réflexion du jour
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Jeudi 5 juillet 2007

Un de ces derniers soirs, je suis rentrée tard d’une réunion de travail. Comme d’habitude, impossible de dénicher la moindre place de stationnement dans le quartier. Heureusement notre voisine d’en face utilise peu sa voiture et le bateau d’accès à son parking est un emplacement de secours habituel pour les rentre-tard. Sauvée, je réussis un créneau majestueux sur cet espace salvateur (mais petit…)

Lendemain matin, 8 heures, coup de sonnette à ma porte. C’est Mr P., un des voisins de la rue. Il me demande ou plutôt m’ordonne : déplacez votre voiture, je ne peux pas sortir ma camionnette, qui est coincée derrière vous.

Comme une poire, sans réfléchir, me voici dehors dans le petit matin glacé de mars, en chaussons et en robe de chambre, prête à sauter au volant. Un coup d’œil me révèle qu’il n’y a pas d’autre place libre dans la rue. En même temps je réalise soudain que l’emplacement que j’occupe n’est pas devant chez lui. Je réalise aussi que ma voiture est stationnée entre sa camionnette et sa voiture personnelle. Il lui suffit donc de déplacer un peu sa voiture vers l’avant, afin que je puisse avancer aussi la mienne. Ainsi son camion sortira facilement. Je lui suggère cette solution.

Cependant, monsieur P ne l’entend pas de cette oreille : je déplace ma « caisse », un point c’est tout ! une discussion « animée » se déclenche, au cours de laquelle M. P va m’asséner des arguments dignes de pas mal de conducteurs mâles à l’encontre d’une bonne femme au volant ou susceptible de l’être :
- poussez votre caisse, car MOA je bosse….

- Si vous persistez à ne pas obtempérer, je le dirai à votre mari.

- Si vous ne dégagez pas immédiatement, je démolis votre bagnole…

Je suis très fière, monsieur P, parce que j’ai trouvé ce matin là, la force morale de vous résister. Après tout, « moa » aussi je bosse. Après tout, je me contrefiche que vous ayez envie de cabosser mon aile quand la rage vous prend, et, enfin, je sais que mon mari m’approuve de ne pas partir 2 rues plus loin en pyjama pour vous éviter de tourner votre volant. La situation était simple et vous avez perdu beaucoup de temps à ne pas la résoudre. Vous vouliez rouler, mais cela n’implique pas nécessairement que vous poussiez des cris et profériez des menaces. Ni la route, ni les places de stationnement ne sont plus à vous qu’à moi, sous prétexte que vous avez l’impression d’être le seul à travailler. Malheureusement, les rues, les routes, et même pas mal de cimetières sont remplis de gens comme vous qui êtes les seuls à avoir le droit et à savoir conduire. Les seuls à être stressés, pressés, les seuls à brûler les feux rouges.

Ah ! Au fait, j’ai fini par desserrer mon frein à main et je suis rentrée chez moi. Ainsi vous avez pu faire le petit geste nécessaire et suffisant à votre départ, celui que vous auriez du accepter de faire d’emblée : avancer votre première voiture, afin que la mienne décoince votre camionnette.


par ML publié dans : profils d'automobilistes
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Vendredi 29 juin 2007

Arriver plus vite

200 kilomètres à avaler pour arriver à la campagne. Un trajet long et court à la fois. Dieu, que j'ai envie d’y être enfin ! Je renifle déja le doux oxygène de la nature, mes poumons éclatent de bon air, je me réjouis aussi de rejoindre les bons amis qui m’attendent. Pourvu que l’on roule vite !

L’autoroute n’est pas trop ralentie, chouette ! Encombrée, certes, mais fluide quand même. On roule aux alentours de 100 , en vitesse moyenne… Ce qui est évident, c’est que si j’arrive à tenir ma moyenne habituelle à 150, j’y serai bien plus vite…

Au fait, combien de temps pourrais-je gagner en roulant à 150 au lieu de 100 ou de 130 ?

je fais 200 Kilomètres

-         à 100 à l’heure : 2 heures

-         à 130 à l’heure : 1 h 33 minutes

-         à 150 : 1 heure et 20 minutes

En roulant à 150 au lieu de 100, je vais donc gagner 40 minutes. Allons-y !!!

 

Celui qui prend la décision de rouler à 150 au milieu de la foule des autres conducteurs estime qu’il conduit très bien, voire mieux que les autres, qu’il maîtrise totalement son bolide. Il oublie seulement qu’à 150 à l’heure, il doit faire plus confiance aux autres qu’à lui-même. Il omet volontairement de se poser la vraie question : l’automobiliste dangereux est-il celui qui a trop confiance en lui, ou celui qui n’a pas assez…

 

Pourtant, il devrait prendre la peine de jeter un coup d’œil inquisiteur vers les autres voitures. De détailler ceux qui ont pris le volant ce même jour, sur la même route que lui. Il s’apercevrait que manifestement il ne doit pas forcément compter sur des réflexes équivalents aux présumés siens chez les autres automobilistes. Que les dépenses d’énergie physique, psychique et intellectuelle sont loin d’être identiques chez tous. Les volants sont manipulés par des sanguins et des bilieux, des trop sereins, des trop anxieux. Quelques-uns ont besoin de plus de temps pour résoudre les problèmes, et vont se trouver désemparés si jamais ils se trouvent confrontés à un bolide surgissant à grande vitesse. Quelques autres sont là aussi, sur la route qu’il emprunte présentement,  dont rien ne prouve qu’ils sont aptes à conduire correctement une voiture.

 

Regarde ce couple de retraités dans sa guimbarde d’antan, qui part rejoindre ses petits enfants. D’ailleurs, la voiture devrait aussi prendre sa retraite ! Ils n’ont plus les moyens d’en acheter une plus récente. Ont-ils seulement les moyens de l’entretenir correctement ?  Tu remarques distinctement le ralentissement (intellectuel…), l’absence de vivacité, de mobilité. Cela augure d’assez mauvaises capacités d’anticipation et de réaction en cas de situation inhabituelle. Au moment où papy devra réfléchir vite, il n’aura manifestement pas le temps de réagir en conséquence à l’instant crucial.

 

Détaille ce père de famille, sa berline encombrée d’enfants braillards, pas tous attachés avec leur ceinture. Penses-tu réellement qu’il est capable de surveiller les arrières plus loin que le siège arrière, aura t’il le temps de se rabattre quand tu débouleras à toute vitesse ?

 

Vois le bon vivant rougeaud, son ventre rond et gras coincé contre le volant. Celui là, manifestement il a oublié la limite supérieure d’alcoolémie, ou bien il se sent invincible parce qu’il a commencé à boire son coup de rouge dès le petit déjeuner. Tu es certain qu’il arrivera à freiner à temps si tu t’infiltres sur sa file ?

 

Jette un coup d’œil à celui ci, crispé sur le volant de sa camionnette, gigotant sur son siège, se massant machinalement la nuque. Ses yeux papillonnent, il a du rouler toute la nuit, ou se lever aux aurores, il est fatigué, susceptible de s’endormir à tout moment, et ses temps de réaction sont inhabituellement lents.

 

As-tu vu cet adolescent crispé de 17 ans, en apprentissage de la conduite, à côté de son père déconcerté. La mère stressée, brassant l’air et ses nerfs sur le siège arrière, l’abreuve de conseils contradictoires, tandis que le papa lui explique en même temps les modalités de la conduite sur autoroute. Il ne faudrait vraiment pas que ce garçon ait besoin de freiner juste à ce moment la !

 

Entre 100 et 150 à l’heure, je dois donc théoriquement gagner 40 minutes….

Mais, au fait, quel temps vais-je gagner ? Pour gagner quoi ? Pour rattraper quel retard ? Le temps que j’aurai gagné, que vais-je en faire ? Ce temps, de toutes façons, je le vivrai. Sera t’il plus savoureux si je le vis en dehors de la voiture parce que je suis arrivé plus vite ?

Et si par hasard, un jour je n’arrivais pas ?

Pourquoi, comment cela pourrait-il arriver ? A cause de moi, ou a cause de tous ces gens là ?

par ML publié dans : profils d'automobilistes
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Vendredi 29 juin 2007
Monsieur le Maire,
 

Dans votre arrondissement se trouve un endroit féerique, situé en un lieu qui pourtant ne porte pas au rêve spontanément… c’est la porte Maillot.

Quelle surprise d’y découvrir, dans le jardin central, alors que les nerfs sont à vif à cause des ralentissements et de la densité de circulation, une colonie de… lapins broutant l’herbe verte, à quelques mètres à peine de la horde des voitures !

Je n’habite, ni n’ai jamais vécu, dans votre arrondissement. Peut être avez-vous expliqué à vos concitoyens du 17ème la présence cette faune pour le moins surprenante. Les enfants se posent beaucoup de questions importantes : essayent-ils de traverser la place ? Que mangent-ils ? Quand, comment, sont-ils arrivés, combien y en a-t-il ?

Pourriez-vous satisfaire notre curiosité ? .

Toute notre famille espère que vous ne les combattez pas. Nous vous demandons de préserver ce tas de fourrure, niché au milieu des moteurs, une part de rêve surprenante, une touche d’exotisme au centre de la circulation ! . Ne vous inquiétez pas, nous ne venons pas circuler systématiquement sur la place pour voir les lapins !

par ML
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Mercredi 27 juin 2007
selon  un récent rapport de l'observatoire national  interministériel de la sécurité  routière, l'utilisation du téléphone en conduisant serait responsable de 7.2% des accidents.

Par rapport à un conducteur qui ne téléphone pas, le risque est multiplié  par 4,8 si l'appareil est tenu en main, et par 3,8 avec un kit "mains libres".

44% des français reconnaissent qu'il leur arrive de téléphoner au volant, et 67% seraient  favorables à l'interdiction du  kit "mains libres".


paru dans les Affiches Parisiennes du 19/20 juin 2007 N° 71, page 16
par ML publié dans : réflexion du jour
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Mercredi 27 juin 2007
VII- LE TELEPHONE PORTABLE




C’est dingue ça ! On veut nous interdire de téléphoner en conduisant. Mais enfin, la finalité du portable c’est tout de même d’être relié en permanence aux autres, de ne rien perdre de ce qu’ils veulent nous dire, d’en être informé dans l’instant. Professionnellement, c’est un élément indispensable d’organisation, un moyen de répondre aux clients en temps réel.

Aussi, cette interdiction de télécommuniquer en voiture est absurde pour plus d’un. C’est en voiture qu’ils passent une grande partie de leur temps, c’est justement en voiture qu’ils ont du temps libre à consacrer enfin à la discussion, puisqu’ils n’ont rien d’autre à faire à ce moment.

Rien d’autre à faire en voiture, êtes-vous certain de n’y rien faire ? Conduire, c’est tellement automatique, c’est donc équivalent à ne rien faire, un vieux routard comme moi en est convaincu. En conduisant, on doit surveiller la route, adapter sa vitesse, s’arrêter au bon moment. C’est évident. Quels sont déjà les messages à propos du téléphone portable ? On nous soutient en premier lieu que le portable détourne l’attention consacrée à la conduite, et est en cela une cause d’accident. Fadaises ! Pour Nous, c’est différent : ce trajet on l’emprunte tous les jours, on le connaît absolument par cœur. Nous, on sait exactement tous les points névralgiques, chacun des endroits où il faut être prudent. Le fait de téléphoner ne va pas nous poser problème, à Nous, dans cette situation!  

Voila cependant que l’on nous oppose encore d’autres arguments tout aussi fallacieux : il est démontré que c’est au moment ou le portable sonne, et qu’on se met en action pour répondre, que le risque d’accident est le plus important ? Mais, en ce qui me concerne, il est (pratiquement) toujours prêt, posé à côté de moi, je n’ai qu’à le saisir, cela ne change rien à mon attention.  Il arrive de manière exceptionnelle que je l’ai laissé au fond du sac, ou dans je ne sais dans quelle poche du manteau jeté sur le siège arrière. D’accord, je reconnais, dans ce cas, je suis tout à fait capable de lâcher tout, pour partir fébrilement à la recherche de l’instrument, en vue de le trouver avant que les fatales sonneries n’aient cessé et orienté l’appelant vers la messagerie. Mais enfin, je lâche le volant pendant un temps si bref, il ne faut pas exagérer non plus pour si peu..  Et, rajoutez-vous, si, à ce moment là, je me trouve en train de fumer une cigarette ? il ne me reste vraiment aucune main disponible pour conduire ? Ah bon ? …

De toutes manières, une fois la conversation entamée, plus de souci. Le téléphone n’encombre pas ma main, j’ai évidemment une oreillette, et elle fonctionne à merveille. Que me dites-vous encore ? Une conversation en conduisant  détourne l’attention que je porte à la route ? Mais expliquez-moi, quelle différence entre parler à son voisin et converser au téléphone ? J’ai un écouteur, mes 2 mains sont donc incontestablement sur le volant. Je regarde devant, tout de même, il ne faut pas abuser ! Mon champ visuel se rétrécit quand je parle ? Ceux des autres peut-être, mais le mien, impossible. Je suis si expérimenté ! Vous croyez que je serais moins attentif aux voitures arrivant latéralement de droite ? Mais enfin, il faut vous le répéter encore, c’est mon trajet habituel, je connais à fond toutes les rues et tous les pièges, ce n’est  pas une banale conversation qui va me faire avoir un accident…


par ML publié dans : profils d'automobilistes
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